Un bâtiment 100% autonome en énergie, c’est possible et le groupe Cap Sud le prouve avec son siège social. Réalisant un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, la société affiche une santé radieuse !

Créée en 2006, le groupe Cap Sud, en s’installant à Vaulx Milieu voici 3 ans, a voulu être cohérente avec son offre et ses valeurs. « Nous avons conçu un bâtiment 100% autonome en matière énergétique, explique Stéphane Gilli, son président-fondateur. Des panneaux solaires, raccordés à un important système de batteries pour stocker l’énergie, alimentent nos 1500 mètres carrés en eau chaude, chauffage et climatisation. » Et pour les mois d’hiver, où les heures d’ensoleillement sont raccourcies, le groupe électrogène de secours fonctionne à l’huile végétale. Le système alimente également les 6 véhicules électriques de la société.

Cap sur le Sud

L’investissement a été important, de l’ordre de 170 000 euros, et devrait être amorti en moins de 10 ans. « Je voulais prouver que c’est possible, ajoute le dirigeant. Notre bâtiment est un show-room géant… » Et en effet, pour ce spécialiste en production et en gestion d’énergie solaire photovoltaïque, voici une éclatante démonstration !

Originaire de Carcassonne, une région de soleil, Stéphane Gilli est venu ici en 1995 pour le rugby, et pour fonder une société avec un ami. Profitant de l’encadrement du tarif d’électricité photovoltaïque et du Grenelle de l’environnement, l’entrepreneur s’est intéressé aux panneaux solaires. 

Le modèle économique de Cap Sud repose sur un concept baptisé «  Energy manager ». « Le client loue une centrale photovoltaïque et tous les services associés, installation, production et maintenance, explique Stéphane Gilli. La 5 e année, il rachète l’équipement ou s’engage pour une location longue durée sur 20 ans. » Avec un service solaire sans investissement, Cap Sud se développe à l’international, installant des centrales à Madagascar et au Brésil. Se formant à l’export grâce aux programmes de la CCI Nord-Isère, le dirigeant cherche à lever des fonds. « Quand les banques nous financent, les centrales deviennent des actifs de notre entreprise. »

Cap Sud a créé un arbre solaire aux branches photovoltaïques, qui sert de modèle. « Nous en avons installé dans des villages africains. » Une idée lumineuse, qui correspond également à l’engagement social de Stéphane Gilli. Très sensible à la protection de l’environnement, il reverse 2 euros par KWH produit à l’association MANENTENA, « espoir » en malgache dont il est le co-fondateur.

© CCI Nord-Isère - N°100 - Propos recueillis par Ligne Ovale