Avec cet apport, le spécialiste de l’installation de centrales photovoltaïques va pouvoir financer son développement en France et à l’international .
   

Les observateurs attentifs du monde rural auront certainement vu fleurir dans nos contrées de vastes hangars recouverts de panneaux photovoltaïques. La plupart de ces réalisations sont signées par le Groupe Cap Sud, implanté à Vaulx-Milieu. Créée de toutes pièces par Stéphane Gilli il y a 10 ans, cette entreprise est spécialisée dans l’installation de centrales photovoltaïques sur les bâtiments agricoles. « Nous finançons la construction de hangars pour le compte des agriculteurs, qui en échange nous laissent la jouissance des toitures sur lesquelles nous installons nos centrales, dont nous assurons la maintenance et le raccordement au réseau », explique Stéphane Gilli, dont le cœur de cible est celui des centrales d’environ 700 m² d’une puissance de 100 kWc. Pour financer sont développement, Cap Sud vient d’obtenir un prêt de 15.2 millions d’euros, auprès du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes qui participe à hauteur de 51% de la dette à long terme, et de Bpifrance à hauteur de 49%. « Nous allons ainsi pouvoir financer l’installation d’une centaine de centrales » précise le PDG de Cap Sud.

Une progression de 40% de l’activité d’ici fin décembre

La majorité sera installé en France, au sud d’une ligne entre Bordeaux et Lyon permettant de bénéficier d’un ensoleillement maximal pour rentabiliser les investissements. « Nous arrivons aussi à voir de bons résultats jusqu’au sud de Paris » » tempère toutefois Stéphane Gilli.
En parallèle, Cap Sud poursuit son développement à l’international, au Brésil, à Madagascar et aux Etats-Unis. Hors de France, le modèle économique est différent puisqu’il s’agit d’installer des centrales en autoconsommation, autrement dit, de recouvrir des bâtiments d’habitation ou industriels de panneaux photovoltaïques produisant l’énergie nécessaire à la vie et/ou l’activité des occupants de ces bâtiments. « Nous développons également cette solution en France, mais le marché est moins mature qu’à l’étranger », observe Stéphane Gilli. En France comme hors de nos frontières, le carnet de commandes est d’ores et déjà bien rempli jusqu’à la fin de l’année et Cap Sud prévoit une progression de 40% de son activité d’ici fin décembre.  

35 embauches d’ici la fin de l’année

Pour accompagner sa croissance, Cap Sud met en place un vaste plan de recrutement qui devrait se traduire par la création de 35 emplois d’ici la fin de l’année. « Nous assurons l’installation de nos centrales, ainsi que la maintenance en direct. Nous avons besoin de techniciens pour prendre ne charge ces missions. La compétence de nos équipes est véritablement ce qui fait notre force, surtout à l’étranger », explique Stéphane Gilli. Ces nouvelles recrues seront donc appelées à se déplacer au Brésil, à Madagascar et aux Etats-Unis pour construire les équipements photovoltaïques dans les règles de l’art et ainsi contribuer au rayonnement du savoir-faire français hors de nos frontières. « Et je peux vous assurer que la « French-Touch » est vraiment très appréciée à l’étranger, c’est un gage de sérieux que je souhaite contribuer à véhiculer », s’enthousiasme le dirigeant du groupe Cap Sud.


Françoise SIGOT – Le Dauphiné Libéré