« Je suis Stéphane GILLI, Président du Groupe CAP SUD. Depuis 2006 mon entreprise est spécialisée dans la gestion et la maintenance de centrale photovoltaïque. Fort de mon expérience, je vous propose de vous présenter ma version du monde sinueux et parfois scabreux de la transition énergétique et du solaire photovoltaïque. Vous comprendrez peu à peu tous les enjeux du grand bouleversement qui s’annonce et qui sont et seront les véritables gagnants de la grande vague verte. Sans concession et sans langue de bois, un nouvel épisode de cette chronique paraitra chaque mois. Je vous invite à réagir et à commenter mes diffusions. »

Épisode 9 : "Mêmes causes, mêmes effets"

Y-a-t-il une possibilité pour que la planète devienne aussi inhospitalière que l’île de Pâques ?

Notre terre n’est qu’une île perdue dans l’espace. Elle est notre île. Au-delà de ce minuscule astre tournant lascivement dans l’immense univers, il n’y a rien de viable pour notre espèce.

Les habitants de l’île de Pâques, qui détruisirent totalement leur île-planète, gardèrent la possibilité de pouvoir rejoindre d’autres lieux viables. Ce n’est pas notre cas. Lorsque la terre deviendra l’équivalent de ce drame humain et environnemental, nous n’aurons pas encore la technologie permettant de fuir vers d’autres espaces viables.
De nombreuses preuves démontrent l’abondance de la biodiversité sur l’île de Pâques dans les années 1200.  En 1500 l’île connut une crise environnementale, due à la déforestation, qui entraîna une érosion des sols et finalement l’appauvrissement des terres. Aujourd’hui, c’est un lieu hostile, peu peuplé, sans arbres qui sert de pâturage aux moutons Chiliens.

Nous possédons suffisamment d’informations nous permettant de comprendre comment l’emballement destructeur a anéanti un habitat luxuriant et une communauté jadis prospère.
Sur une superficie de 163 km², devenant surpeuplée, plusieurs tribus rivales se lancèrent dans une course effrénée à l’acquisition des ressources restantes. Se faisant la guerre sans relâche afin d’assurer à leurs communautés les moyens de subsistances, le désastre écologique s’amplifia. Plus les ressources se raréfièrent, plus la guerre fit rage. Plus la situation empirait, plus les Hommes s’en remirent à Dieu, représenté par les fameux géants de pierre appelés les Moaï. Un emballement apocalyptique s’empara de l’ile.
En 1722, lorsque le navigateur Hollandais Jakob Roggeveen découvrit, le jour de pâques, cette île et les fameuses statues Moaï, il ne restait plus qu’une poignée d’habitants peinant à survivre dans un habitat devenu désertique.
Une estimation de Alfred Métraux montre que la population serait passée de 2 500 à 111.

Lorsque nous analysons la destruction de cet ancien Eden de biodiversité, nous retrouvons aujourd’hui de nombreuses similitudes.
Mêmes causes, mêmes effets ?

La surpopulation entraine la destruction de notre île-planète. Les guerres, pour l’acquisition des ressources, ont déjà commencé. Les peuples qui en souffrent, s’en remettent à Dieu. La surexploitation de nos ressources accélère la destruction de la terre. A Madagascar, au Brésil, etc.…la déforestation entraine de grandes pénuries d’eau et les précipitations, plus rares et plus violentes, entrainent la terre végétale dans la rivière et les fleuves.      
Même causes, mêmes effets ?

Y-a-t-il une chance que ce qui est arrivé à l’île de Pâques puisse arriver à la terre ?

Certaine personne en arrive à espérer la propagation d’une bactérie tueuse afin de réguler la surpopulation mondiale. D’autres attendent qu’une guerre d’ampleur internationale s’en charge. Ne peut-on pas tout simplement réguler les naissances et adapter notre consommation ? Ne peut-on pas prendre les résolutions évidentes avant que la situation s’en charge à notre place ?

Mauvaise nouvelle, je vais bientôt mourir.
Avant de me décomposer ridiculement, verrais-je l’homme prendre enfin les décisions permettant d’éviter le pire ?
Verrais-je notre parlement voter la loi sur la limitation à deux enfants par couple ?
Verrais-je la loi sur la limitation de consommation du bœuf à un jour par semaine ?
Verrais-je la création d’une armée de casque vert international, financée par l’ensemble des états, dont la mission serait la protection de la biodiversité et l’application des lois de protection de l’environnement ?
Verrais-je la loi obligeant les cantines des écoles et des universités à avoir l’obligation de proposer des plateaux végétariens à partir de produits bio cultivés localement ?
Verrais-je le courage politique ou verrais-je notre planète continuer à devenir inexorablement l’île de Pâques ?