« Je suis Stéphane GILLI, Président du Groupe CAP SUD. Depuis Septembre 2006 mon entreprise est spécialisée dans la gestion et la maintenance de centrale photovoltaïque.
Fort de mon expérience, je vous propose de vous présenter ma version du monde sinueux et parfois scabreux de la transition énergétique et du solaire photovoltaïque. Vous comprendrez peu à peu tous les enjeux du grand bouleversement qui s’annonce et qui sont et seront les véritables gagnants de la grande vague verte.
Sans concession et sans langue de bois, un nouvel épisode de cette chronique paraitra chaque mois. Je vous invite à réagir et à commenter mes diffusions. »

Épisode 4 : 'chaud, froid'

Je montre de la retenue dans ma chronique, mais croyez-moi il y aurait beaucoup à dire sur l’intégrité et l’honnêteté d’ERDF avec les coûts et les délais de raccordement.

À ce jour, nous sommes à l’initiative de 3 procédures en justice . Ces 3 procédures sont liées à des délais concernant les raccordements.

Nous savons que bien souvent les prix des raccordements s’établissent à l’humeur des personnes en charge du dossier.
En voici un exemple concret :
Novembre 2010 , prix d’un raccordement pour un 75 kWc en Isère : 6 700.00€
Décembre 2010 , moratoire et photovoltaïque classé persona non grata.

Janvier 2011 , nouvelle demande du même raccordement, même client, même travaux : 28 400.00€.

N’essayez pas de faire jouer la concurrence. Seul ERDF a le droit d’entreprendre ce type de travaux.

Nous sommes dans une configuration plus proche d’un état bananier que dans un marché réglementé français.
EDF et l’État ont des liens capitalistiques et le grand énergéticien français influence fortement les décisions au plus haut niveau.
La difficulté de développer les énergies renouvelables en France est une des conséquences.

Un récent rapport de L’ADEME commandité par l’État explique la façon dont la France pourrait produire 100% de son énergie grâce aux solutions renouvelables dès 2050.
Ce rapport défavorable pour EDF, a été volontairement caché . Heureusement Mediapart a révélé une partie du contenu et, après deux nouveaux reports, celui-ci a finalement été publié.
Cette étude permet de confirmer qu’avec de la volonté et, peu ou pas, d’impact sur le budget  des Français, nous pourrions à partir d’un mix énergétique composé de l’hydraulique, d’éolienne, de géothermie et de photovoltaïque, nous passer des centrales nucléaires de notre hexagone.


Nous avons la technologie pour cela, nous avons la réalité économique pour cela, nous avons la réalité sécuritaire pour cela, nous avons l’opinion publique pour cela. Qu’allons-nous en faire ?
Dans tous les cas nous ne pourrons pas dire à nos enfants que nous ne savions pas…